11 juil. 2009

Un subway nommé génie


Dans un post précédent je parlais de la compilation Brand Neu!. Compilation dont le seul mérite est de faire parler un peu du duo allemand, parce que niveau contenu, quelle angoisse. Déjà quelques erreurs de casting (Oasis? Kasabian?...) et puis surtout aucun inédit, bonjour l'hommage. En fait un groupe a fait l'effort, c'est School of seven bells. Merci bien.

Par contre (et je me dois de remercier les inrocks pour le coup), le véritable hommage vient d'un duo britannique : Subway. Leur nouvel album (sorti chez Soul Jazz Records en juin) s'inscrit dans la lignée parfaite des allemands et du krautrock en général, que ce soit musicalement, visuellement et même dans le nom du disque : II

Et pour ne pas paraphraser les Inrocks bêtement, voilà une jolie citation :
On aurait bien aimé voir le duo londonien Subway au générique de Brand Neu!, où il avait amplement sa place. Le nom comme la pochette de leur deuxième album sont déjà un hommage à l’art(work) low-cost des Allemands. Le contenu également, notamment l’explicite Harmonia, titré d’après le groupe que Michael Rother fonda en parallèle à Neu! avec les membres de Cluster. Véritable festival de synthés vintage en prise directe avec la Kosmische Musik des seventies, Subway II évite pourtant l’écueil de la citation stérile en abordant ces terres lointaines avec un regard neuf, presque naïf par moments, et surtout avec des outils hérités d’autres conquêtes comme le növo-disco, l’electro-pop de New Order (auquel Lowlife fait sans doute référence), la techno cinglante de Detroit et la house extatique des années 90 (voir le final de Xam). Alan James et Michael Kirkman, dont les précédentes sorties manquaient de la conviction dont ils font preuve ici, opèrent clairement dans les mêmes sphères autarciques que Neu!, alternant les longs travellings haletants et les rêveries atmosphériques, se montrant aussi à l’aise dans la figuration mélancolique (Jupiter, Horizons) que dans l’abstraction pure (Monochrome). Rarement un métro nous aura amené aussi loin.

http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1246719900/article/subway-ii/



Subway - Lowlife
Subway - Harmonia

(Lolo cet album va te plaire!)

28 juin 2009

Avenue of hope


Stephen Wilkinson aka Bibio est resté dans l'ombre malgré 4 albums chez Mush et des critiques plutôt élogieuses. Véritable chainon manquant entre folk et electronica, Bibio intègre l'écurie de ses amis (et surement idoles) Boards of Canada avec ce nouveau disque, peut-être son meilleur.

Bibio - Fire Ant
Bibio - Ambivalence Avenue

Bibio - Ambivalence Avenue (Warp Records)

15 juin 2009

De la neige en été



Alors que l'été n'est pas encore officiellement là, que la moitié de l'année 2009 n'est pas écoulée, une question obsède la blogosphère (depuis que j'ai appris ce que c'était, j'adore employer ce mot) : l'album de l'année est-il déjà sorti?

Pour Stereogum, la question s'est déjà posée deux fois :
- d'abord pour Animal Collective : Is Merriweather Post Pavilion The Best Album of 2009?
- et plus récemment pour Dirty Projectors : Wait, Is Bitte Orca The Best Album of 2009?

Chez Pitchfork on ne fait pas de plans sur la comète mais les notes sont limpides :
- Animal Collective : 9,6 / 10
- Dirty Projectors : 9,2 / 10

Mais c'est Grizzly Bear qui pourrait bien décrocher la timbale en fin d'année, avec un splendide Veckatimest.

Et moi, qu'est ce que j'en pense?

Il semblerait qu'Animal Collective subisse actuellement un gros retour de baton. Si les défenseurs historiques n'ont pas encore retourné leur veste, d'autres qui criaient au génie hier ont changé de refrain : "imposteurs, trop intello, branleurs" tout y passe. Personnellement, ils ne m'ont jamais déçu. Les 3 concerts que j'ai vu d'eux furent tous de grands moments, de la grande scène du Primavera à la pinède très intimiste de la Villa Noailles à Hyères.



En studio, Animal Collective est un groupe ambitieux, et peuvent laisser quelques auditeurs sur le bord de la route, en deviennent-ils des connards prétentieux? A vous de juger.

Animal Collective - Daily Routine

Le parcours de Dirty Projectors est tout autre. Mené de main de maître par un leader/gourou en la personne de Dave Longstreth (auteur / compositeur / multi instrumentiste / génie), le groupe a connu un nombre incalculable de changement de line-up (des changements pour chaque album, chaque tournée) avant de se stabiliser pour la tournée précédent l'avant dernier album : Rise Above.

Ce groupe fut l'une de mes grandes découverte scénique aux Etats Unis il y a deux ans. Alors qu'ils ouvraient pour... Xiu Xiu (mais j'ai un doute), Dave hurle sur l'ingé son pour son travail médiocre et sur les quelques spectateurs inattentifs et nous sort de grand jeu. Autant habité sur scène qu'un certain Ian Curtis, il est le véritable chef d'orchestre, admiré autant que craint par ses compagnons de scène. Un concert dont personne ne ressort indemne. Si Rise Above m'a quelque peu déçu après 3 concerts fantastiques, je dois avouer que le groupe frappe un grand coup avec ce nouveau disque : Bitte Orca. Plus fluide mais toujours aussi expérimental, Dirty Projectors semblent avoir trouvé leur équilibre.

Dirty Projectors - Useful Chamber

Et Grizzly Bear dans tout ça? Ils vont très bien, merci. Un peu moins exposés que leurs amis pré-cités, ils poursuivent leur petit bonhomme de chemin dans leur coin et nous rappellent régulièrement à leur bon souvenir en livrant de véritables petits chefs d'oeuvres.

De ces trois albums, Veckatimest a ma préférence pour le moment... Après un grand nombre d'écoutes, j'ai l'impression de toujours redécouvrir ce disque, d'entendre de nouvelles subtilités : un travail d'orfèvre.

Grizzly Bear - Two Weeks

10 juin 2009

Mislints


David Pajo a plusieurs vies. Dans l'une il fut le guitariste muet d'un groupe culte - Slint - et a participé à ce qui reste pour moi l'un des albums les plus frappant des années 90 - Spiderland -. Dans une autre il a collaboré avec des artistes non moins majeurs : Tortoise, Stereolab, the For Carnation, Will Oldham, Zwan...

Puis Pajo a fait de la musique, seul ou accompagné, sous différents noms : Aerial M, Papa M, M is the thirteenth letter, voire tout simple M pour un single avec Laetitia Sadier.

Mais c'est sous son propre nom que Pajo officie depuis un peu plus de 4 ans maintenant, et qu'il semble s'être stabilisé. Après deux albums splendides de simplicité (un éponyme et 1968), et troublant de ressemblance avec un certain Elliott Smith, il revient avec un album de reprise des Misfits, uniquement disponible en vinyle et en tournée (autant dire qu'on aura du mal à le trouver par chez nous). Un regard très personnel sur un autre monument du rock, d'un rock un peu moins délicat.

Pajo - Teenagers from Mars
Pajo - Where eagles dare

8 juin 2009

Beautiful geeks

Sonic Boom et Mr E n'ont que très peu de choses en commun, si ce n'est qu'ils font de la musique (l'alcool peut-être...), et que leur dernières productions ont mis mon week end en musique.

D'abord LA déception :


Je suis fan de Eels, et cet album était pour moi l'une des sorties de l'année, tant le précédent m'avait soufflé (le magnifique double album Blinking lights and other revelations). C'est une déception.
Pourtant la critique est quasi (en tout cas en France) unanime... Tout le monde acclame ce retour à la période Souljacker. Mais en avait-on vraiment besoin? Eels s'autoplagie et réutilise quelques ficelles qui ont marché à l'époque (son très lo-fi, voix très saturée, notamment sur Lilac Breeze) mais oublie en chemin les compos. Dommage.

Le fan que je suis trouvera toujours qu'un album moyen de Eels reste un bon album "dans l'absolu", mais pour le moment, c'est pas vraiment ça...

A sauver tout de même un single plutot sympa, et qui dénote un peu sur le disque, le genre de ballade mêlant cynisme et autodérision, le bon coté de Eels :

Eels - That look you give that guy

Changement d'ambiance, place à Spectrum. Avec eux c'est simple, les concerts / disques / EP se suivent et on reste dans le très haut niveau.


Cet EP de 4 pistes s'ouvre sur le morceau titre : War Sucks reprise embrumée et très psychédélique de The Red Crayola, une réussite. Razzle-Dazzle Mind et son riff très Stoogiens parachève le boulot, on aurait presque retrouvé les Spacemen 3. Suivent une reprise de Laurie Anderson très éthérée, presque chuchotée, et Over & Over, la seule véritable composition de Spectrum sur ce disque, et ses claviers très drone, qui ne manqueront pas de vous rendre nostalgique du bon vieux temps, quand Jason Pierce et Sonic Boom prenaient de la drogue ensemble.

Spectrum - Razzle-Dazzle Mind

Et puisque qu'Itunes est farceur (et l'ordre alphabétique aussi), il a fallu que Spiritualized se mette à jouer juste quand j'écris ces quelques lignes. Alors en voilà pour vous :

Spiritualized - Soul of Fire

4 juin 2009

From Primavera Sound Festival to Deerhoof

D'abord il y a le Primavera Sound Festival, probablement l'un des (le?) meilleurs festivals du monde. Programmation impeccable, site parfait, plage, soleil, vodka-redbull.



Pas une review détaillée mais des impressions en vrac.

Spectrum et Spiritualized ont donné deux concerts magnifiques jeudi et vendredi. Si seulement...
Il a fallu choisir entre Deerhunter (meilleur concert du Primavera 08) et Liars (un des meilleurs concerts de ma vie à la Route du Rock). Le concert de Liars était fabuleux, avec un morceau du premier album (très rare de nos jour) et un finish dantesque sur Broken Witch. Les 20 minutes de Deerhunter m'ont donné quelques regrets, mais ce soir là les organisateurs auraient du donner une machine pour se déboubler.
Gang Gang Dance sur scène, ça rend très bien, même quand ça joue en même temps que Sonic Youth.

Lightning Bolt et Shellac, c'est toujours pareil, c'est toujours parfait.

Dan Deacon et son ensemble devraient être remboursés par la sécu tant on se sent bien après leur concert.

Petit message personnel à My Bloody Valentine : c'est bon, vous avez prouvé que vous jouez plus fort que A Place to Bury Strangers, maintenant ça serait pas mal de jouer quelque chose d'un tant soit peu plus reconnaissable.

Pendant Sunn O))), certains entrent en transe, moi je vais au bar.

Ils pourraient jouer n'importe quoi n'importe comment, ça marcherait vu l'état du public à ses heures avancées, mais Michael Maier, Jackson, DJ Mehdi, A-Trak ont fait le job, et ils l'ont bien fait.

The Bug méritent leur hype, c'est juste con qu'ils aient joués si tôt, parce qu'avoir l'impression d'être dans un club avec des débiles, c'est cool, mais à minuit, sobre, en attendant My Bloody Valentine, c'est dommage... Obligé d'en garder sous le pied. Chapeau à eux tout de même.

Découverte : Sleepy Sun. Je ne connaissais pas. Je connais un peu maintenant. J'ai envie de connaître plus.

---------

Retour à Montpellier, concert de Deerhoof. (merci le rockstore).

Concert absolument génial, Greg Saunier est un génie, les 3 autres aussi. Ceux qui ne sont pas venus n'en sont pas. (sauf s'ils ont un certificat médical)

4 mai 2009

En mai fais la compil qui te plait

Petite compil, chaque titre est téléchargeable séparément.
Des vieilleries vraiment vieilles et des vieilleries un peu plus récentes, le tout est plutôt calme et ambiant, à écouter la nuit, ou en voiture en faisant attention à ne pas trop ralentir.



1. Mira Calix - Eelio (Eyes set against the sun / Warp / 2007)
2. Hauschka - Paddington (Room to expand / Fat Cat / 2007) On dirait du Battles au piano.
3. Fugazi - Strangelight (The Argument / Dischord / 2001)
4. Day One - I'm doing fine (Ordinary Man / Astralwerks / 2000)
5. 13&God - Soft Atlas (s/t / Anticon / 2005)
6. Emiliana Torrini - Sunny road (Fisherman's woman / Rough Trade / 2005)
7. Einsturzende Neubauten - Sabrina (Silence is sexy / Mute / 2000)
8. Booka Shade - Lost High (Cinematic Shades edit) (Cinematic Shades - The Slow songs / 2008)
9. Cluster & Eno - Ho Renomo (s/t / Sky / 1977)
10. Helios - Bless this morning year (Eingya / Type / 2006)

Prochaine compil, spéciale artistes français.

Et puis à noter, ce soir au Baloard 21h :
Sarabeth Tucek + Franklin (dj) + Sunddenly Sunshine.

28 avr. 2009

Township rock

BLK JKS (prononcez Black Jacks) sont sud africains. BLK JKS ont sorti deux EPs en 2007 et hop, couv de The Fader, et hop tournée aux US et hop, album à venir en fin d'année.

Bref, ces jeunes gens ont le vent en poupe, on les retrouvera certainement en France à la rentrée, et ils ont de plutôt classieuses références. Description pas très originale : du TV on the Radio moins New Yorkais et plus africain. Ca vous tente?

C'est par là :
BLK JKS - Lakeside

http://www.myspace.com/blkjks

13 avr. 2009

La ruée vers l'or


Il y a quelques mois je découvrais Indian Jewelry, formation américaine atypique qui a visiblement déjà bien roulé sa bosse si l'on en croit leur site :

At various times the group has included Erika Thrasher (sympathizer, guitar, & vox) Brandon Davis (guitar) Rodney Rodriguez (drums) Jimi Hey (ozark percussion) Michael Belfer (guitar) Abi Cohen (pandemonium) Candice Vincent (saxophone) Leslie Keffer (static) Nic Barbeln (vox) Rosalinda Gonzalez (violin) Don Bolles (drums) Margeaux Cigainero (guitar) Andrew Scott (guitar) Donna Huanca (drums) Pete Czechvala (saxophone) Bryce Martin (drums) Kim System (electro) Anna Bechtol (drums) Ken Consumer (electronics/gongs) Bobby Deeds (electronics) Domokos (projecting gongs/feather axe) Mary Mary (why you buggin') Travis (war rattles) J-Morrison (ghostworm) Squeaky (pizazz) Ralf Armin (starmaker/saxophone) Chad Colehower/Sequential Sheik (sequential circuits) Nathan + Ben + Russ + Weber (havocking)

Autant dire que la moitié des membres de la scène indie / arty américaine est passée chez eux. En 2008 est sorti leur second album FREE GOLD! chez l'excellent label We Are Free (Yeasayer / Ponytail).

Difficilement classable (hormis politiquement, le groupe se voulant TRES engagé), Indian Jewelry empilent les nappes de guitares et n'ont pas peur de la répétition pour un résultat oscillant entre psychédélisme, shoegaze, krautrock ou grand n'importe quoi. Album inégal mais très intéressant, deux extraits ici même pour vous faire une idée.

Indian Jewelry - Swans
Indian Jewelry - Pompeii

http://www.myspace.com/indianjewelry

3 mars 2009



J'ai la flemme, mais j'aimerais vraiment que vous écoutiez School of Seven Bells.
Ils sont de Brooklyn, ils aiment My Bloody Valentine et les Cocteau Twins, ça s'entend, et ça s'écoute ici .

School of seven bells - Iamundernodisguise
School of seven bells - Half Asleep

Deux morceaux issus du très joli album shoegaze-dreampop-? du groupe : Alpinisms.



Et au rayon des bonnes nouvelles en ce début d'année, l'annonce d'un nouvel album pour le génie Eels (chez Vagrant le 2 juin).


2 mars 2009

They have battles in their lives



Si leur réputation scénique et leur "tube" presque dancefloor Atlas leur a offert une notoriété internationale, les new yorkais de Battles n'en étaient pourtant pas à leur coup d'essai.

En effet, le quatuor a distillé des EP's depuis maintenant 5 ans avec une maitrise éblouissante, et souvent beaucoup plus d'audace que sur leur premier album Mirrored, sorti en 2007 chez Warp.

Petit retour sur les B EP et EP C, les deuxièmes et troisièmes, ingénieusement compilés en 2006 par Warp en guise de teaser à l'album à venir. Si ces deux disques ne comportent pas de tubes à proprement parler, le groupe s'amuse, expérimente, y montre toute l'étendue de son talent, et ose beaucoup plus que sur Mirrored, un peu propret à mon goût.

La preuve en musique avec SZ2, premier morceau du B EP, un véritable voyage en 9 minutes.
Battles - SZ2

Beaucoup plus court mais tout aussi efficace : IPT2, toujours sur le B.
Battles - IPT2

Une dernière pour la route : Hi/Lo (EP C)
Battles - Hi/Lo



28 févr. 2009

Brand Neu!

Echappés de Kraftwerk, Klaus Dinger et Michael Rother forment Neu! en 1971 et sortent leur premier album, produit par Konrad Plank, déjà aux manettes des premiers Kraftwerk et de quelques pépites krautrock.



Neu! sera également le nom du premier album sorti en 71, devenu culte pour beaucoup et surtout source d'inspiration pour énormément d'artistes, malgré un succès très relatif à l'époque. La musique est répétitive à outrance avec un Dinger martellant sa batterie comme un damné et Rother y appliquant ses boucles d'harmonies. On appellera ça la Motorik.

Leur second album sera l'un des premiers exemples de "remix" dans l'histoire de la musique. Ayant dépensé quasiment tout l'argent avancé par leur maison de disque pour acheter des instruments, ils ne peuvent enregistrer que deux morceaux, qu'ils tritureront (changement de la vitesse, ils posent un doigt sur la bande etc...) pour livrer un véritable album : Neu! 2.

Puis viendra Neu! 75 avec tout un panel de nouvelles influences, plus punk.



Le duo se sépare alors, Rother rejoint un autre duo : Cluster, pour former Harmonia, pendant que Dinger forme La Dusseldorf.

Dinger et Rother retravailleront ensemble entre 1985 et 1986, ajoutant des synthé à leur son, mais le résultat de ces sessions ne sortira pas avant 1996 sous le nom de... Neu! 4.

Ecoutez Neu! :
Neu! - Hallogallo
Neu! - Fur Immer (Forever)

Un an après la mort de Klaus Dinger, un tribute sortira le 11 mai prochain chez Feraltone avec des contributions de quelques uns des groupes les plus influencés par le duo allemand : Sonic Youth, Holy Fuck, LCD Soundsystem... mais aussi quelques groupes qui ont du voir de la lumière et qui sont entrés : Oasis, Kasabian...
A noter les présences d'un titre inédit de La Dusseldorf et un autre de Michael Rother.


Brand Neu!:

01 Ciccone Youth (Sonic Youth): "Two Cool Rock Chicks Listening to Neu!"
02 Primal Scream: "Shoot Speed / Kill Light"
03 Pets with Pets: "We Only Found This Place"
04 Oasis: "I Can See It Now"
05 Foals: "Titan Arum"
06 Cornelius: "Wataridori"
07 Holy Fuck: "Super Inuit"
08 LCD Soundsystem: "Watch the Tapes"
09 Kasabian: "Stuntman"
10 School of Seven Bells: "Device fuer M"
11 Fujiya & Miyagi: "Electro Karaoke"
12 Hook & the Twin: "They'll Get Your Head"
13 La Duesseldorf: "Sketch 1_08"
14 Michael Rother: "Neutronics 98"




23 févr. 2009

rock it to the news

Phoenix, le groupe-francais-mais-plus-connu-à-l'étranger-même-si-ça-a-un-peu-changé-depuis-le-dernier-album sortira Wolfgang Amadeus Phoenix (rien que ça) en avril.

Mais comme ce sont de gentils garçons, ils offrent sur leur site leur nouveau single : 1901. Pas révolutionnaire mais pas mal du tout.

C'est par là :
Phoenix - 1901

Le nouveau Yeah Yeah Yeahs n'est pas sorti, tout le monde l'écoute donc depuis ce matin et ma foi, ça s'annonce pas mal cette petite affaire. Pour les nostalgiques de Fever to Tell, faudra repasser. Moins de guitares, plus de claviers, David Sitek à la production, on est bien en 2009.


Ladies and gentlemen we are floating in grace

Jamais le son de Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, Spacemen 3, Lush, Slowdive et j'en passe n'aura été aussi à la mode. Peut être même pas au début des 90's. C'est d'ailleurs peut-être parce que de jeunes (et moins jeunes) effrontés (A Place to Bury Strangers, Deerhunter / Atlas Sound, Black Angels, The Pains of Being Pure at Heart.......) viennent marcher sur leurs plate-bandes que ces dinosaures reprennent la route... (My Bloody Valentine au Primavera en mai prochain, c'est pour effacer le record de décibels établi par A Place to Bury Strangers l'an passé?)

Bref, le shoegaze est à la mode est 2009 nous a déjà amené deux jolis specimens. Si l'album éponyme de The Pains of Being Pure at Heart annonçait déjà la couleur, c'est les (toujours) américains de The December Sound qui transforment l'essai. Car n'y allons pas par quatre chemins, leur disque est énorme. Et pour une fois, l'artwork colle assez bien avec la musique.



Deux morceaux - choix difficile sur un album aussi réussi - pour s'en convaincre :

The December Sound - Painkiller

The December Sound - Kill me (before I kill you)

Encore du son ici : http://www.myspace.com/thedecembersound

3 févr. 2009

Soft as snow

Amiina - Kurr est l'un des plus beaux albums sorti ces dernières années, et ça n'est pas discutable.

Un live d'une demi heure à la tv islandaise... Je suis prêt à tripler ma redevance pour voir ce genre de choses chez nous.

2 févr. 2009

De la musique dans la vraie vie

Ce soir



Bientot

19 déc. 2008

Les tops, la suite...

C'est à mon tour de livrer mes impressions sur une année musicale bien riche (n'en déplaise aux grincheux).

Après un lumineux et tellement prometteur Cryptograms, Deerhunter subjuguent avec Microcastle / Weird Era Cont. Si la première partie de cet album, qui a filtré sur Internet des mois avant sa sortie officielle, était déjà splendide, le groupe ne s'est pas démonté et offre un disque bonus pour ce qui s'impose comme un petit chef d'oeuvre.



Bravo à eux.

Yoni Wolf est un génie. Sans surprise, son dernier album est génial... Après Elephant Eyelash en 2005, Why? continuent de nous hanter en 2008 avec un monumental (et je pèse mes mots) Alopecia. Textes aussi caustiques que malsains, compositions aux petits oignons, la fratrie Wolf toujours accompagnée de leur comparse Doug Mcdiarmid et des musiciens de Fog nous enchante, autant en studio que sur scène. Longue vie à Why?!



Les années passent et Stereolab restent... Cultes pour certains, prétencieux pour d'autres, Stereolab alimentent régulièrement les bacs des disquaires et la qualité est toujours là. En résumé une petite citation de Tommy : "Stereolab, c'est vraiment toujours la même chose, mais en même temps c'est vachement bien."



L'album de Fuck Buttons est aussi puissant et intense que ce que sa pochette fait mal aux yeux. Ca se passe de commentaires.



Il y a de temps en temps des groupes dont vous avez le sentiment qu'ils ne vous décevront jamais. Un peu comme les Liars, TV on the Radio en font partie. Au fil des albums, les New Yorkais impressionnent et se forgent l'une des discographie les plus impressionantes des années 2000.



Le nouvel album de The Notwist était attendu par pas mal de fans. Bizarrement, il est sorti dans une sorte d'indifférence générale et c'est un des grands absents de tous les tops de fin d'année. Pourtant, les allemands ne se sont pas foutus de notre gueule. Un des disques les plus sous-estimés de l'année (à peu près autant que ce que celui de Fleet Foxes est surestimé).



Son omniprésence médiatique a pu être fatigante par moment, il a placé la France en queue de peloton de l'Eurovision (mais peut-on vraiment lui en vouloir?), n'empêche que Sebastien Tellier a sorti un magnifique album, et l'une des plus belle chanson française de ces dernières années (L'amour et la violence).



D'autres albums suivront, ainsi que nos concerts préférés cette année.

En attendant, achetez, empruntez, écoutez ces disques.

3 déc. 2008

Ivan Halen is Rockin' In The Free World - 2008 Charts

Comme chaque année, le mois de décembre arrive et quelques attardés mentaux, dont nous faisons évidemment partie, n'ont rien d'autre à foutre que de faire des classements... Meilleurs disques, meilleurs concerts, plus belles découvertes, déceptions etc...

On commence par une liste, en vrac, des albums de l'année d'un dénommé IVAN HALEN, qui selon lui "Déchire L'éclectisme musical et ce, toujours avec une certaine excellence."

TV on The Radio - Dear science



Trus'Me - Working Nights



Bay Area Dubstep Vol. II



Vampire Week End - s/t



Mungo's Hi Fi Sound System - s/t



The Swords - Gods Of Earth



The Kills - Midnight Boom



The Black Keys - Attack / Release



Alice Russell - Pot Of Gold



Senor Coconut - Around The world



Quiet Village - Silent Movie



Rhymefest - Man In The Mirror



Plantlife - Time Traveller



Nightmare On Wax - Thought So....



Mr Oizo - lamb Anger



Mochipet - Microphonepet



Flight of The Conchords - Flight Of The Conchords (Original Recordings)



Benga - Diary Of An Afro Warrior




le top album d'ivan halen se déguste sans modération
BUY THESE ALBUMS AT YER LOCAL INDIE RECORD SHOP

La suite au prochain épisode.

En attendant, bonnes découvertes!!